CDC Biodiversité participe au Hackathon de Trame sur le projet Lab PSE

11/02/2020

Dans le cadre du projet « Lab PSE », le réseau Trame a organisé les 6 et 7 février 2020, son premier Hackathon, au lycée professionnel agricole d’Azé, à Château-Gontier (53). L’intention de ces deux journées était de réfléchir à des solutions pour faciliter la contractualisation des Paiements pour Services Environnementaux (PSE).

Les 6 équipes du Hackathon Lab PSE lors des 6 et 7 février 2020 © Trame – C. Leschiera

Les 6 équipes du Hackathon Lab PSE lors des 6 et 7 février 2020 © Trame – C. Leschiera

Le projet Lab PSE

Ce projet Lab vise à expérimenter les PSE sur plusieurs territoires de l’Ouest de la France. Il est porté par le réseau de développement agricole et rural Trame et financé par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Initié fin 2018, de nombreux partenaires ont pris part au projet, pour une période de 3 ans, tels que le réseau des CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et Milieu rural), acteur associatif du développement agricole et rural, l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE) et la Fédération Nationale des Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (FNCUMA).

Cet Hackathon de deux jours mettait en évidence le projet, à travers ses groupes de réflexions.

5 thèmatiques abordées en deux jours d’ateliers

Une cinquantaine de personnes d’horizons et de compétences très diverses, aussi bien des consultant.e.s, des juristes, des chercheurs, que des économistes, ont réfléchi aux différentes facettes d’un programme de PSE.

Les thèmes étaient les suivants : la définition des indicateurs de résultat, les potentiels acheteurs, le déclenchement d’une dynamique collective, les outils financiers et la construction des cohérences écologiques.

Marc Barré, expert ruralités et biodiversité et Sophie Ménard, économiste de l’environnement, représentaient CDC Biodiversité, et Karine Châtel représentait la Banque des Territoires, direction de la Caisse des Dépôts.

Leurs interventions portaient particulièrement sur les indicateurs de résultats, les démarches auprès des acheteurs potentiels et sur les outils financiers qu’il serait possible de développer pour financer les programmes de PSE.

Chaque atelier de travail se questionnait sur les acteurs, les ressources et les dynamiques, selon leur thématique respective.

Une interaction entre les groupes était de rigueur : un système de questions/réponses envers chacun, afin de faire un retour sur certaines expériences assimilables aux PSE, garantissant l’harmonie entre la culture et la nature. Parmi ces dernières : présentation des pratiques d’agro-biodiversité en sous-bois avec l’exemple de la Guadeloupe, ou encore les réflexions juridiques, notamment l’insuffisance des politiques publiques en matière de PSE.

Des interventions enrichissantes

Alexandra Langlais, juriste au CNRS, a intervenu d’un point de vue juridique sur les PSE. Actuellement, les PSE ont une définition purement économique et n’appartiennent pas encore au langage juridique. Cependant, la notion de service environnemental dans le principe de complémentarité entre l’environnement et l’agriculture existe.

Laurent Hirshman, du cabinet Prigent, côtoie des agriculteurs attachés au statut du fermage. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer des obligations environnementales liées au foncier. Les propriétaires fonciers ont intérêt à améliorer la biodiversité sur leurs terres, afin de gagner en valeur agronomique.

Sara Hernandez, consultante indépendante de conseil et de R&D, accompagne la contractualisation des PSE sur plusieurs territoires. Concernant le captage des Eaux de Paris, 15 contrats PSE sont envisagés, avec la prise en compte du risque économique par les agriculteurs.

Lors de la soirée débat du jeudi 6 février, l’intervention de Dominique Vermersch, Économiste et recteur de l’Université Catholique de l’Ouest, a généré de nombreuses réactions sur la question « une approche éthique peut-elle concilier finance et écologie ? ». Ces échanges ont notamment évoqué des thématiques importantes telles que le bien commun, les externalités ou encore la responsabilité de chacun.

CDC Biodiversité travaille depuis plusieurs années à l’étude et à la mise en place de programmes de Paiements pour Services Environnementaux, PSE, notamment sur le programme global d’actions du Rupt de Mad. C’est la raison pour laquelle CDC Biodiversité est devenue partenaire du projet « LabPSE ». De plus, la Mission Économie de la Biodiversité, portée par CDC Biodiversité, a pour objectif de réfléchir et d’expérimenter des outils innovants, dans le but de concilier la préservation de la biodiversité et le développement économique.

Adrien Boulet, dessinateur et chargé de mission agroécologique et délégué régional Bretagne pour Trame © CDC Biodiversité

Adrien Boulet, dessinateur et chargé de mission agroécologique et délégué régional Bretagne pour Trame © CDC Biodiversité

La plénière de présentation du hackathon © CDC Biodiversité

La plénière de présentation du hackathon © CDC Biodiversité

Philippe Desnos, chef du projet « LabPSE » © CDC Biodiversité

Philippe Desnos, chef du projet « LabPSE » © CDC Biodiversité

© CDC Biodiversité

© CDC Biodiversité

© Trame - Christophe Leschiera

© Trame – Christophe Leschiera