Journée internationale de la biodiversité 2021 : « Nous faisons partie de la solution »

22/05/2021

CDC Biodiversité célèbre la journée mondiale de la biodiversité ce samedi 22 mai 2021, dont le thème est cette année « Nous faisons partie de la solution ». Après cette année de pandémie mondiale, nous sommes plus que jamais conscient que la biodiversité est le fondement sur lequel l’humanité repose et peut reconstruire. Cette journée est l’occasion de rappeler l’importance de nos actions en tant qu’être humain afin de préserver la biodiversité tout en répondant aux défis sociétaux tels que le changement climatique, l’agriculture, la nature en ville et le développement économique.

L’agence Sud Est : deux STERE pour les petits fonds côtiers de Méditerranée

Le Schéma TErritorial de Restauration Écologique, STERE est un nouvel outil de  planification des actions de restauration écologique en mer. Lancé dans le cadre d’un appel à projet en 2018, CDC Biodiversité s’est vu attribuer  deux des quatre STERE : dans le Golfe de Saint-Tropez et à Marseille.

Le diagnostic permet de définir les besoins de restauration écologique de  chaque territoire, pour établir un plan d’action qui y réponde : soit par des actions déjà programmées à court et moyen termes (0 à 3 ans ou 4 à 6 ans), soit par des actions nouvelles.

Restauration écologique des petits fonds côtiers de Méditerranée ©CDC Biodiversité

Ces actions peuvent avoir plusieurs objectifs : de restauration écologique des habitats comme les herbiers de posidonies, les roches infralittorales et les assemblages coralligènes, ou encore la restauration de fonctions écologiques par des micro-habitats et des récifs artificiels pour recréer des fonctions d’habitat, de nurserie, de frayère ou d’alimentation. Les diagnostics des deux STERE sont finalisés et les plans d’action en cours d’élaboration avec les acteurs du territoire.

L’agence Sud-Ouest : Une gestion pastorale de sites avec des poneys

CDC Biodiversité convertit l’entretien mécanisé de certains de ses sites dédiés aux mesures compensatoires de l’A65 en une gestion pastorale.

Début mars 2021, 14 ha de prairies propriété de CDC Biodiversité ont été mis en pâturage sur la commune de Sarbazan (40). Situé à proximité du site de compensation communale, autour de l’étang de Mouneyre et du ruisseau de Castaillon, les poneys participeront ainsi à l’entretien du site accueillant une belle population de Damier de la Succise, papillon protégée.

Sweet et Cookies mis en pâturage sur la commune de Sarbazan (40)

Sweet et Cookies mis en pâturage sur la commune de Sarbazan (40)

Quelques heureux poneys du club l’Equit de Lulu ont déjà fait connaissance avec les prairies : Odyssée, Mars Sepia, Curro, Sweet, Cookies et le troupeau de poneys miniature. Petit à petit tous les animaux seront installés à l’intérieur de l’enclos pour une année test que l’on espère concluante !

Un reboisement compensateur dans le domaine d’activité hippique de Grosbois à Marolles-en-Brie (94) © CDC Biodiversité

L’agence Centrale : un reboisement compensateur à Grosbois

Le projet de reboisement compensateur, porté par CDC Biodiversité, réalisé au sein du domaine de Grosbois sur la commune de Marolles-en-Brie (94), vise à restaurer près de 50 ha de forêt dépérissante. Cette dernière a été abimée par la maladie, le chancre, et les tempêtes survenues par le passé.

Effectué en partenariat avec le gestionnaire du site, SELVANS, et sous la supervision de la DRIAAF, ce reboisement accueille déjà les mesures compensatoires de trois maîtres d’ouvrage, qui travaillent au respect du cadre paysager.

Développer la biodiversité en ville

Pour intégrer la nature en milieu urbain, CDC Biodiversité propose de nombreuses solutions pour créer de nouvelles infrastructures vertes et permettre de lutter contre les îlots de chaleurs, améliorer la régulation hydrique et thermique.

Pour les collectivités, CDC Biodiversité, en partenariat avec Jaya a développé Hortilio : une application numérique pédagogique au service des jardiniers, qui vise à diffuser les bonnes pratiques pour faire émerger le potentiel des jardins urbains comme ruraux.

Le Département de l’Essonne s’est récemment engagé dans cette démarche et déploiera prochainement Hortilio pour ses concitoyens.

Communauté de Communes du Pays de Pouzauges ©CDC Biodiversité

En hiver 2019, des premiers travaux d’abattage et de débardage ont été entamés, afin de préparer le site au reboisement. Chênes mais aussi merisiers et alisiers torminals y seront replanter pour accueillir les activités équines du domaine.

Nature 2050 : les nouvelles solutions mises en œuvre avec les porteurs de projet

Le programme Nature 2050 continue de se déployer et de soutenir les acteurs du territoire dans la mise en œuvre de leurs projets et leur suivi jusqu’en 2050. En 2020, le programme a pu soutenir 8 nouveaux projets sur diverses solutions fondées sur la nature visant à lutter contre le changement climatique, avec des actions concernant :

  • L’agroforesterie : la Communauté de Communes du Pays de Pouzauges (Vendée) et le GAEC de Lait’spérance (Ille-et-Vilaine) ont tous deux décidé de miser sur la réintroduction de l’arbre pour régénérer les sols, améliorer le bien-être des troupeaux et lutter contre la sécheresse.
  • Biodiversité en ville : 4 villes de la Métropole du Grand Paris (Vitry-sur-Seine, Arcueil, Saint Denis et Aubervilliers) vont créer de nouveaux espaces de nature ou revaloriser des espaces existants pour désimperméabiliser des sols, apporter de la fraicheur et améliorer le cadre de vie de leurs habitants.
  • Les zones humides : le Syndicat Mixte Vienne et Affluents va quant à lui renaturer une partie de la rivière de l’Ozon et recréer une zone humide alimentée par ce cours d’eau sur la commune de La Puye (Vienne).
  • Séquestration carbone : Le Massif de Bothané (Morbihan) va accueillir un boisement d’essences diversifiées sur plus de 5 hectares de parcelles en agriculture conventionnelle afin de créer un habitat pour la biodiversité et valoriser les tonnes équivalent Carbone séquestrées par ce nouvel écosystème à travers le Label bas carbone.

Zéro artificialisation nette @ Albrecht Fietz

L’objectif de Zéro Artificialisation Nette s’intègre dans les enjeux d’urbanisme

Discuté dans le cadre du projet de Loi Climat et Résilience, l’objectif Zéro Artificialisation Nette incite les acteurs privés et publics à se mobiliser. La déclinaison de cet objectif, de l’échelle nationale à échelle locale (régions, départements, intercommunalités, communes) s’est progressivement intégrée dans les plans et programmes d’urbanisme. C’est dans ce contexte que la Mission Économie de la Biodiversité a publié début avril un numéro de sa revue BIODIV’2050 intitulé « Mise en œuvre de l’objectif de Zéro artificialisation nette à l’échelle des territoires », et a organisé un webinaire suivi par près de 350 personnes sur le sujet.

Ce temps fort visait à présenter les stratégies de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation. La conférence s’est tenue le mercredi 28 avril 2021, en présence d’Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement, Bérangère Abba, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, mais aussi Marc Abadie, Président de CDC Biodiversité et Bernard Chevassus-au-Louis, Président d’Humanité et Biodiversité. Tous ont exprimé l’importance et l’urgence d’agir en faveur de l’objectif ZAN et de construire des projets de territoires concourants à l’atteinte de cet objectif national pour lutter contre le changement d’usage des sols et infléchir la courbe d’érosion de la biodiversité.

Le Global Biodiversity Score : Schneider Electric – la première évaluation d’empreinte biodiversité

En 2020, CDC Biodiversité a accompagné Schneider Electric dans la mesure de son empreinte biodiversité, grâce à l’outil “Global Biodiversity Score” (GBS). Cette évaluation est la première réalisée au niveau mondial sur l’ensemble de la chaîne de valeur d’une entreprise.

Les résultats de l’évaluation ont permis à Schneider Electric de prendre des décisions et de se fixer des objectifs : en plus de travailler sur la biodiversité locale au niveau de ses sites, Schneider Electric s’est engagé à atteindre zéro perte nette de biodiversité dans ses opérations directes d’ici 2030 (Scope 1). Bien qu’il y ait de nombreux défis à relever et de fortes incertitudes, Schneider Electric souhaite également influencer au-delà de son Scope opérationnel, là où la plupart des impacts se produisent, et ainsi s’associer à ses fournisseurs pour réduire les impacts sur sa chaîne d’approvisionnement. Des transformations profondes sont nécessaires, dans la façon dont les produits sont conçus, pour permettre notamment l’utilisation de davantage de matériaux recyclés. Les principaux domaines d’action seront, comme l’ont montré les résultats de l’évaluation, les émissions de GES, l’approvisionnement en bois et en métaux.

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