Serge Morand évoquait le coronavirus lors du colloque « Santé et Biodiversité » organisé par CDC Biodiversité en janvier

08/04/2020

Le 21 janvier 2020, CDC Biodiversité organisait son colloque « Biodiversité et Humanité : une seule santé » qui réunissait de nombreux experts et spécialistes français du domaine de la santé et de la biodiversité. Les propos de Serge Morand sur les causes, les conséquences et les solutions face à l’épidémie prennent aujourd’hui tout leur sens, alors que le monde est confiné, en raison du Covid-19.

Serge Morand lors du colloque « Santé et Biodiversité » organisé le 21 janvier 2020 par CDC Biodiversité dans les locaux de la Caisse des Dépôts ©Isabelle Jullien-Chazal/CDC Biodiversité

Serge Morand lors du colloque « Santé et Biodiversité » organisé le 21 janvier 2020 par CDC Biodiversité dans les locaux de la Caisse des Dépôts ©Isabelle Jullien-Chazal/CDC Biodiversité.

Face à la centaine de participants dans le public, des neurologues, cancérologues, vétérinaires mais également écologues, agronomes et chercheurs ont échangé sur le lien entre « biodiversité et humanité : une seule santé », comme l’indiquait l’intitulé du colloque.

L’objectif du colloque était d’évoquer les solutions à déployer afin de répondre aux problématiques actuelles, et d’atteindre conjointement les objectifs en termes de préservation de la biodiversité et de la santé humaine.

« L’épidémie d’épidémies » par Serge Morand

Lors de son intervention, Serge Morand, écologue de la santé et directeur de recherche au CNRS/CIRAD parlait de « l’épidémie d’épidémies » que nous connaissons aujourd’hui, et dont l’origine est due à « l’appropriation de la productivité biologique primaire par les êtres humains ». Il évoquait déjà le coronavirus à Wuhan.

Pour lui, les solutions doivent être trouvées dans le champ d’une « recherche interdisciplinaire, collaborative, participative, transparente et ouverte » et d’une « intersectorialité dans l’action ».

Cette crise doit nous engager à agir : la pandémie de coronavirus va-t-elle pousser l’espèce humaine à (enfin) respecter la biodiversité ?

Aujourd’hui, en confinement, son intervention prend plus que jamais son sens.

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