Visite et échanges techniques avec des membres de l’UPGE sur deux sites de compensation, en Essonne (91)

15/06/2021

Dans le cadre du groupe de travail Île-de-France de l’UPGE, CDC Biodiversité a organisé mardi 15 juin 2021 une visite des sites de Port aux Cerises à Draveil (91210) et de Port Courcel à Vigneux-sur-Seine (91270), sur lesquels elle intervient en tant qu’opérateur de compensation. Précédé d’un déjeuner, cet après-midi d’échanges techniques avait pour objectif de présenter un retour d’expérience d’actions de compensation mutualisées en Île-de-France, auprès des spécialistes du génie écologique membres de l’UPGE. Étaient présents des représentants de bureaux d’études tel que O.G.E, Biotope, Auddicé Biodiversité, Sol Paysage et Ecosphère, ainsi que des acteurs de l’aménagement paysager et de la construction, comme le groupe Colas.

Présentation opérationnelle de l'île au loisir de Port-aux-Cerises (de gauche à droite) : Florian Capeau (CDC Biodiversité), Matthieu Rivet (CDC Biodiversité), Franck Le Bloch (Ecosphère), Cécile Larivière (Ecosphère), Sarah Siboni (Auddicé), Vincent Vignon (UPGE), Benoît Browaeys et Bruno Martens (Pinson Paysage), Emeline Fave (Archipel), Renaud Garbé (CDC Biodiversité). @Clémence Poligné

Présentation opérationnelle de l’île au loisir de Port-aux-Cerises (de gauche à droite) : Florian Capeau (CDC Biodiversité), Matthieu Rivet (CDC Biodiversité), Franck Le Bloch (Ecosphère), Cécile Larivière (Ecosphère), Sarah Siboni (Auddicé), Vincent Vignon (UPGE), Benoît Browaeys et Bruno Martens (Pinson Paysage), Emeline Fave (Archipel), Renaud Garbé (CDC Biodiversité). @Clémence Poligné 

L’île de Port-aux-cerises et Port Courcel, base de loisirs de la Région Île-de-France, située dans le département de l’Essonne, est un site multi-usage qui accueille 1 200 000 visiteurs par an (1er site touristique du département).

Les équipes de CDC Biodiversité y réalisent actuellement des travaux d’ingénierie écologique et réglementaire, de restauration et de gestion d’espace naturel.

Cette visite visait à faire connaître aux participants les modalités techniques de mise en place de projets de compensation. Pour cela, Matthieu RIVET, Chef de l’Agence Centrale de CDC Biodiversité et directeur du projet, a présenté les pratiques de gestion mises en œuvre par les équipes avec le soutien de Florian CAPEAU, coordinateur de travaux chez CDC Biodiversité.

Prolongation des lignes de Tramway de la Société du Grand Paris et Île-de-France mobilités : explications par Matthieu Rivet @CDC Biodiversité

Restauration écologique et résilience du territoire : les deux objectifs des mesures compensatoires

Sur ce site de 200 ha administré par le syndicat mixte SMEAG, plusieurs types de travaux ont été entamés, dont l’entretien sera suivi par les équipes de CDC Biodiversité jusqu’en 2050.

Appuyés par les bureaux d’études environnementaux spécialisés faune et flore, les mesures compensatoires ont été pensées tant dans l’objectif de restauration des milieux forestiers, prairiaux et aquatiques, que dans l’adaptation du territoire face aux changements climatiques afin de restaurer, valoriser et protéger les habitats des espèces dans cette zone dégradée classée Réserve de Biodiversité au SRCE et Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2.

L’enjeu pour les équipes de CDC Biodiversité est donc d’agir pour préserver ce secteur de grand intérêt biologique et écologique en bord de Seine. Ces travaux interviennent dans le cadre des mesures de compensation des externalités négatives induites par les travaux de prolongement des lignes de tramway en Île-de-France (lignes T12 express, 15 ouest et 18) réalisés par la Société du Grand Paris et Île-de-France mobilités.

Avant / Après les travaux d’aplanissement de la berge et plantation de roselières sur l’Étang Laveyssière. © CDC Biodiversité

Des travaux réalisés en fonction des types de milieux

Trois types de milieux ont donc été identifiés sur le site, menant chacun à des mesures compensatoires de restauration écologique spécifiques.

 

  • En milieu boisé, les objectifs principaux sont l’éclaircie du peuplement forestier et la création d’ouverture dans le couvert sylvicole, pour mener à la diversification des espèces par plantation et régénération spontanée ; la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, ainsi que le développement du volume de bois mort, pour que s’y déploie la microfaune du sol, qui servira à amender ce dernier.

 

  • En milieu ouvert et semi-ouvert, des travaux d’ouverture, d’aplanissement de remblais anciens ainsi que sa végétalisation ont été effectués, pour permettre en particulier la création d’un environnement favorable entre autres à la recolonisation par des espèces d’oiseau protégée telles que la Bergeronnette grise, le Chardonneret élégant, le Faucon crécerelle, le Fauvette des jardins, la Fauvette, grisette, l’Hirondelle rustique, la Linotte mélodieuse, la Pipit des arbres, le Verdier d’Europe…

La gestion différenciée de la prairie diversifiée, ainsi que la plantation de pommiers et cerisiers (variétés anciennes) ont également été réalisées sur l’Île de l’Étang Laveyssière.

 

  • En milieu humide et aquatique, la priorité a été donnée à l’action en faveur des oiseaux présents sur le site, et à l’accueil de nouvelles espèces. Des nichoirs ont ainsi été posés pour les Bergeronnettes des ruisseaux et les Martins Pêcheurs et des sites de nidification en faveur du Grèbe huppé ont été aménagés. Pour ce qui est des travaux d’amélioration des berges : l’amélioration d’une zone favorable au Bruant des Roseaux avec la création de roselières associées à des plantations d’hélophytes sur deux secteurs.
Visite du site de Port Courcel (de gauche à droite) : Matthieu Rivet (CDC Biodiversité), Franck Le Bloch (Ecosphère), Bruno Martens (Pinson Paysage), Cécile Larivière (Ecosphère), Emeline Fave (Archipel), Tanguy Sorre (Sol Paysage), Léa Tordera (UPGE).@Clémence Poligné

Des participants experts en mesures environnementales

Parmi les participants, Vincent VIGNON, Écologue et chef de projets de l’Office du Génie Ecologique, Cécile LARIVIERE et Franck LE BLOCH, respectivement Responsable pôle ingénierie écologique et écologie urbaine et Directeur Agence Bassin parisien chez Écosphère, Émeline FAVE, Responsable des opérations de compensation écologique du groupe Archipel, Sarah SIBONI, Ingénieure écologue chez Auddicé, Léa TORDERA et Morgane ANDREU, Chargées de Mission de l’Union Professionnelle du Génie Écologique (UPGE), Tanguy SORRE du groupe Sol Paysage et Émilie WATINE, Responsable environnement de l’entreprise de construction Colas.

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