Alti-Chênes

adaptation des hêtraies-chênaies du massif central au changement climatique

Egliseuneuve d’Entraigues, Compains, St-Amant Roche Savine, Isserteaux, Orléat, La Roche-Blanche, Prondines et Briffons (63), Burzet (07), Cassaniouze (15), Allègre (43)

Boisement coupé dans la parcelle de Montcineyre (commune de Compains) © CEN Auvergne
43. Coeur vert des Tartres
Transitions-agricoles-et-forestieres
Transitions agricole et forestière

Surface d’intervention
Nature 2050 :

107 500 m²

CONTEXTE

Le dépérissement des arbres en place depuis plusieurs décennies s’est généralisé en France ces dernières années, sous l’effet notamment du changement climatique, des épisodes de chaleur et des sécheresses répétées, des maladies et ravageurs avec une mortalité qui a doublé en 10 ans. Avec le changement du climat vient une augmentation des risques directs (sécheresse) comme indirects (incendie d’origine humaine) auxquels sont sujet les boisements.

Le réchauffement climatique est déjà de +2,2°C de température moyenne annuelle depuis 1960 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela correspond à une variation acquise de 400 m d’altitude, ce qui sous-entend que les chênes anciennement limités en Auvergne vers 1000 m seraient potentiellement capables de supporter la température actuelle à 1400 m. Malgré l’augmentation des températures observée, les chênes auvergnats n’ont pas atteint massivement cette altitude de manière naturelle de même que la limite supérieure des hêtres est toujours celle historique de 1500 m.

En effet, la température n’est pas le seul paramètre à prendre en compte, le changement climatique influençant l’occurrence et l’intensité d’évènements comme le gel hivernal, la répartition des pluies dans l’année, l’augmentation de l’évapotranspiration, la sécheresse atmosphérique lors des canicules, …

Le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Auvergne (CEN Auvergne) souhaite expérimenter deux solutions de gestion sylvicole intégrant la biodiversité pour lesquels le monde scientifique manque de retours d’expérience : l’enrichissement et la migration assistée en altitude en privilégiant des essences feuillues autochtones, à savoir 3 espèces de chêne (pubescent, sessile et pédonculé) et le hêtre.

Ce projet est lauréat de l’édition 2025-2026 de l’appel à projets « Fonds MAIF pour le vivant – Nature 2050 » et bénéficie d’un soutien financier permettant sa mise en œuvre et son intégration au programme Nature 2050.

objectifs

Le projet vise à expérimenter l’implantation à plus haute altitude de la chênaie-hêtraie, présente en Auvergne, afin de renforcer la résilience des couverts forestiers face aux futures conditions climatiques et pérenniser l’activité sylvicole

Pour la biodiversité

  • Augmentation de la présence du chêne pubescent dans les vallées intra montagnardes abritées chaudes et sèches (ex : microrégion Limagne et ses bordures en piémont, bassins sédimentaires…)
  • Diversification des forêts de feuillues avec des essences locales très variées en montagne (900-1400m)
  • Maintien du hêtre comme essence identitaire des forêts collinéennes, montagnardes et subalpines du Massif central

Pour le climat

  • Expérimentation de la résilience du chêne sessile dans les montagnes abritées (sous le vent)
  • Expérimentation de la résilience du chêne pédonculé dans les montagnes soumises au flux océaniques
  • Réduction des risques indirects liés à la perte de services écosystémiques par la dégradation de la forêt : moindre infiltration de l’eau et inondation, perte d’ombrage et augmentation des températures, dégradation des sols et perte de capacité de stockage de carbone

    Pour le territoire

    • Réduction des dégâts matériels et blessures humaines : le dépérissement des arbres augmente la vulnérabilité directe de la population au risque de chute d’arbres.
    • Maintien d’un modèle d’exploitation forestière pérenne avec des essences locales adaptées aux conditions climatiques à venir et en couvert continu (chêne en bois d’œuvre, hêtre en bois de chauffage)

    Actions et moyens mis en œuvre

    PROGRAMME D’ACTIONS

      • Plantation de 9300 arbres répartis sur 11 sites forestiers de 7,5 hectares au total
      • Semis de glands sur 3,25 hectares (environ 32 000 glands)

      CALENDRIER 2026-2050

      Deuxième semestre 2026  Préparation des chantiers et demandes d’autorisation
      Octobre 2026 à mars 2027  Première phase de plantations sur 33% des sites
      Octobre 2027 à mars 2028 Récolte de glands pour 50% des sites et deuxième phase de plantations et réalisation de semis sur 33% des sites
      Octobre 2028 à mars 2029  Récolte de glands pour 50% des sites et troisième phase de plantations et réalisation de semis sur 33% des sites
      2029-2050  Gestion des sites, suivi et analyse des indicateurs

      porteur de projet

       partenaires

      • Conseil scientifique des CEN d’Auvergne-Rhône-Alpes
      • PNR des Volcans d’Auvergne
      • PNR Livradois-Forez
      • PNR des Monts d’Ardèche
      • Association Recrue d’Essences
      • Comité de pilotage Natura 2000
      • Fonds Nature 2050
      • Fonds MAIF pour le vivant

      GALERIE PHOTO

      Pour aller plus loin

      Dernière actualité

      Aucun résultat ne correspond à votre recherche

      DANS LA MÊME THÉMATIQUE