L’équipe Nature 2050 sillone la France à l’occasion des 10 ans du programme pour le faire rayonner et mettre en avant les projets co-financés et leurs contributeurs.
Le 25 septembre, ils se sont tous réunis à Goyrans (31) afin de visiter les aménagements du projet « Confluence Garonne-Ariège » porté par l’association Nature en Occitanie.
Un programme partenarial
Marianne Louradour, présidente de CDC Biodiversité et du Fonds Nature 2050 a accueilli la quarantaine de contributeurs et partenaires présents pour célébrer 10 ans de soutien à l’émergence de projets de Solutions fondées sur la Nature. Pour ce second événement au plus près des porteurs de projets soutenus par le programme, Nature 2050 a convié ses partenaires à Goyrans en Haute-Garonne (31) à la découverte du projet « Confluence Garonne Ariège ».
Patrick Martinez, Directeur Régional Occitanie de la Banque des Territoires a ouvert l’évènement en rappelant le rôle de la Banque des Territoires et du Groupe Caisse des Dépôts dans l’accompagnement des acteurs du territoire. Il a insisté sur la démarche du groupe qui met les projets, l’ingénierie, la qualité de vie et l’environnement au cœur de son engagement :
« C’est une réussite, et cette réussite il faut qu’on en ait beaucoup d’autres. Cet engagement est total au niveau de la CDC : aucun financement ne peut être opéré s’il a une conséquence écologique. »
Pour Marianne Louradour, le programme est un tryptique alliant contributeurs, porteurs de projets et l’équipe Nature 2050 qui apporte sa doctrine d’intervention et son conseil d’administration. Une dynamique collective s’il en est !
Une démarche qui s’ancre localement au cœur des territoires
Estelle Cordonnier, nouvelle présidente du Fonds MAIF pour le vivant, s’est félicitée du soutien de ce projet grâce au partenariat entre le Fonds MAIF pour le vivant et le Fonds Nature 2050. Nature en Occitanie est en effet lauréat de l’édition 2023-2024 de l’appel à projets « Fonds MAIF pour le vivant – Nature 2050 ». Grâce à ce partenariat, 40 projets de Solutions fondées sur la Nature ont pu être financés à hauteur de 7 millions d’euros. Ceci est rendu possible par l’action de la MAIF comme assureur préventeur, et grâce au choix de la MAIF de mettre en place le « dividende écologique ».
Depuis 2023, la MAIF consacre, chaque année, 10% de son résultat net à des actions concrètes pour régénérer la biodiversité et renforcer la solidarité face au changement climatique. Pour l’annonce du renouvellement du partenariat entre le Fonds MAIF pour le vivant et le Fonds Nature 2050, l’appel à projet annuel 2026-2027 a été lancé mi-septembre :
« la MAIF est très satisfaite de la qualité de l’accompagnement de Nature 2050. On a installé une relation de confiance et on est convaincus de l’utilité des projets que l’on accompagne. C’est avec un grand plaisir et beaucoup de fierté que je vous annonce la poursuite de notre partenariat pour 2027-2030 ».
Enfin, Véronique HAITCE, maire de la commune de Goyrans, a rappelé l’implication de la collectivité au sein de la RNR, et à quel point les enjeux de préservation de la biodiversité, de qualité de vie et de résilience des territoires sont entremêlés.
Restaurer des zones inondables pour protéger le territoire
Mathieu Orth et Antoine Firmin, de l’association Nature en Occitanie, ont ensuite pu présenter la Réserve Naturelle Régionale Confluence Garonne Ariège, le projet, les travaux et leurs enseignements.
Véritable axe bleu et vert aux portes de Toulouse, le territoire présente un intérêt écologique majeur, et constitue un maillon essentiel dans la gestion de la ressource eau et de la prévention des crues. Le territoire présente également un rôle important pour l’alimentation en eau potable, car près de 80% de l’eau potable de l’aire urbaine toulousaine provient de captages situés au sein de la RNR.
Les travaux ont consisté en la reconnexion de bras morts et d’annexes hydrauliques au cours d’eau, et en la gestion d’espèces invasives comme les érables negundo.
Les zones humides ainsi restaurées ont pu jouer leur rôle de réservoir lors des crues hivernales, et sont maintenues ouvertes uniquement grâce à la présence d’eau.
A noter, le castor a été contacté sur le site, et un brochet géniteur a été découvert en avril 2026. Les travaux semblent porter leurs fruits !
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