Renaturation du Lathan : début des travaux sur le cours d’eau
Retrait d'un clapet ayant entrainé la baisse du niveau de l'eau © CDC Biodiversité

Les travaux de renaturation du Lathan, premier projet soutenu dans le cadre du partenariat entre le fonds MAIF pour le vivant et le Fonds Nature 2050, ont débuté cet automne sur le site du Moulin Jasnot. Il s’agit de la première étape d’un ambitieux chantier visant à restaurer un linéaire de 12 kilomètres de cours d’eau.

La renaturation d’un sous affluent de la Loire

Co-financé par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, la Région Pays de la Loire et le Fonds Nature 2050, le Syndicat mixte du bassin de l’Authion et de ses affluents (SMBAA) porte un programme de travaux d’ampleur sur la renaturation du Lathan. La portion du Moulin Jasnot, dans la forêt domaniale de Noyant, est le premier des sept sites qui seront renaturés sur trois ans.

Radier créé en remplacement d'un seuil © CDC Biodiversité

Le Lathan, sous affluent de la Loire, est un cours d’eau ayant subi de nombreuses modifications dans les années 1980 : recalibrage, rectification du tracé, creusement du lit, élargissement, pose de 38 barrages et seuils pour maintenir un niveau d’eau constant pour l’activité humaine. Il en résulte aujourd’hui une déconnexion du cours d’eau à son lit majeur, engendrant :

  • Des assèchements sévères en été impactant l’agriculture et la forêt alluviale en bord du cours d’eau.
  • Des écoulements brutaux augmentant le risque inondation des villages en aval lors des précipitations.
  • Une perte de biodiversité, notamment la flore des milieux humides, et les espèces animales à enjeux comme la Loutre d’Europe, l’Agrion de Mercure ou encore des reptiles et amphibiens.
  • Une rupture des continuités écologiques, notamment piscicole, par la pose de clapet et seuils.

Les différents objectifs de ce projet

Les actions mises en place par le projet (restauration des berges en pente douce, retrait des clapets et seuils, création de radiers et banquettes, décaissement, remise partielle du Lathan dans son lit d’origine, …) visent donc à restaurer les fonctionnalités écologiques du cours d’eau. Les travaux vont notamment favoriser la recharge des nappes phréatiques dans un contexte de réchauffement climatique et de sécheresse. En effet, lors de la sécheresse de 2022, sur les 1 300 km de cours d’eau du territoire couvert par le SMBAA, 600 étaient à sec.

Le projet vise l’atteinte de trois objectifs :

  • La recharge des nappes phréatiques pour soutien au cours d’eau en période de sécheresse
  • La réduction du risque inondation en aval pour le bourg de Longué-Jumelles
  • Le retour et préservation de la faune et flore des zones humides et de la forêt alluviale
Banquette avec apport de graines d'hélophytes © CDC Biodiversité

Le projet va permettre, via le suivi d’indicateurs jusqu’en 2050 porté par le SMBAA et par le programme Nature 2050, de démontrer le bénéfice de la renaturation des cours d’eau pour : la recharge des nappes, la restauration des milieux humides et, par extension, la réduction de la sécheresse et du risque inondation pour les activités humaines.

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