Nature 2050 : un colloque anniversaire pour 5 ans d’existence

28/10/2021

Mardi 26 octobre 2021, CDC Biodiversité a fêté les 5 ans de son programme Nature 2050 lors d’un colloque dans les locaux de la Caisse des Dépôts et via un live Youtube. C’est avec joie et satisfaction que CDC Biodiversité et particulièrement l’équipe Nature 2050 ont accueilli plus de 250 participants lors du colloque des 5 ans, dont 150 en présentiel et plus de 100 en ligne simultanément.

Pour l’occasion, l’équipe Nature 2050 a invité une quinzaine d’intervenants partie prenante du programme afin de revenir sur les accomplissements du programme pendant ces 5 premières années prometteuses. Il ont pu échanger sur la suite des actions à mener pour développer les solutions d’adaptation fondées sur la nature dans les territoires.

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Cela fait 5 ans que le programme Nature 2050 agit sur tout le territoire de France métropolitaine pour développer des solutions fondées sur la nature adaptées aux territoires en les préparant aux effets du changement climatique tout en favorisant la préservation de la biodiversité.

Lors de ce colloque, acteurs publics, privés, associatifs, techniques et scientifiques étaient présents pour échanger sur les enjeux et les moyens à mettre en place pour renforcer les actions menées par Nature 2050, en faveur de la biodiversité et du climat.

Nature 2050 : un programme qui a fait ses preuves

Le colloque a réuni en tout près de 250 participants © CDC Biodiversité

Le colloque a réuni en tout près de 250 participants © CDC Biodiversité

Marc Abadie, président de CDC Biodiversité a introduit l’événement © CDC Biodiversité

INTERVENANTS

Marc Abadie, président de CDC Biodiversité
Gilles Boeuf, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (UMPC) et membre du Comité Scientifique de CDC Biodiversité
Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique (Vidéo)

Marc Abadie et Gilles Bœuf ont introduit l’événement en rappelant les grands piliers sur lesquels se base le programme pour poursuivre et accomplir sa mission.

Marc Abadie a d’abord témoigné de la réussite du programme Nature 2050 et a partagé sa fierté de le compter parmi les actions phares de CDC Biodiversité. Il a rappelé les 5 facteurs d’innovation que représente Nature 2050 dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité : la liaison entre la question du dérèglement climatique et l’érosion de la biodiversité, avant-gardiste à l’époque de la création de Nature 2050 en 2016, la recherche systématique de solutions fondées sur la nature, l’attention portée aux acteurs locaux, l’implication des entreprises dans le financement des projets, et la place faite aux scientifiques.

Gilles Bœuf a insisté sur l’importance de mettre la priorité sur la préservation du vivant. « Je suis ravi d’accompagner CDC Biodiversité depuis le début sur la question de la conservation du vivant. »

Barbara Pompili, dans une vidéo tournée pour l’occasion, a démontré sa réjouissance face aux avancées et progressions du programme : « L’existence même de CDC Biodiversité est une bonne nouvelle pour la biodiversité. Elle est la démonstration que les établissements financiers peuvent s’intéresser à la biodiversité et que cela fonctionne. ».

Elle a également encouragé les acteurs économiques à s’engager dans la mise en place de solutions fondées sur la nature aux côtés de Nature 2050. « Dans la lutte contre la disparition de la biodiversité, nous avons besoin de la mobilisation de tout le monde, et d’une mobilisation sérieuse, efficace et de long terme, cet événement en est une belle démonstration. »

Nature 2050 en 5 ans : un bilan positif pour la biodiversité

De gauche à droite, Antoine Cadi, Baptiste Perissin-Fabert, Stéphanie Clément-Grandcourt, Suzanne Rihal et Luc Abbadie © CDC Biodiversité

De gauche à droite, Antoine Cadi, Baptiste Perissin-Fabert, Stéphanie Clément-Grandcourt, Suzanne Rihal et Luc Abbadie © CDC Biodiversité

INTERVENANTS

Suzanne Rihal, responsable du programme Nature 2050
Baptiste Perrissin Fabert, Directeur exécutif de l’expertise et des programmes de l’ADEME
Stéphanie Clément-Grandcourt, directrice générale Fondation Nicolas Hulot
Luc Abbadie, professeur d’écologie université Paris Sorbonne

Lors de la première table ronde dédiée aux réalisations de Nature 2050 depuis 5 ans, Suzanne Rihal a dressé un bilan positif, avec des projets toujours plus nombreux (42 aujourd’hui) et des porteurs de projet enthousiastes. Elle est revenue sur la démarche suivi-évaluation : « L’ensemble de ces projets fait l’objet d’une démarche de suivi et d’évaluation très importante pour pouvoir, sur 30 ans, mesurer l’impact des projets mais aussi améliorer l’état des connaissances sur les solutions fondées sur la nature et en faire de réels démonstrateurs ».

Elle s’est aussi félicitée du constat que la majorité des conventions de participation arrivées à leur terme a débouché sur le renouvèlement par les partenaires de leur engagement auprès de Nature 2050.

Baptiste Perissin-Fabert a souligné les convergences entre les objectifs de Nature 2050 et de l’ADEME : « Le défi commun de l’ADEME et de Nature 2050 est l’opérationnalisation de l’objectif ZAN et nos équipes doivent engager une réflexion commune, notamment sur le fonds friche et sa pérennisation, en articulant nos instruments financiers. »

Stéphanie Clément-Grandcourt a rebondi dans ce sens : « L’ensemble du programme Nature 2050 fait largement écho aux actions de la fondation Nicolas Hulot et nous pouvons, comme l’ADEME, trouver un certain nombre d’articulations communes sur ces enjeux biodiversité. »

Enfin, Luc Abbadie a présenté le bilan positif des mesures d’indicateurs durant ces 5 premières années. En effet, les premiers résultats témoignent d’une tendance positive de la reconstitution des capacités fonctionnelles des écosystèmes. « Nous utilisons principalement deux indicateurs : un classique, le carbone et un indicateur de maturité de l’écosystème, l’abondance naturelle en azote 15. Les variations des indicateurs tels que le carbone se font à une échelle de temps long, nous aurons donc plus de résultats sur la deuxième vague de mesures mais nous allons visiblement dans le bon sens. »

Les Outre-mer français, prochain cap des projets Nature 2050

INTERVENANTS

Frédéric Mortier, délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer (mai 2019 – juillet 2021), directeur du parc national amazonien de Guyane (2007-2013)
Nikolaus Schultze, Vice-Président Europe, Conservation International

Lors du témoignage croisé sur les enjeux écologiques et climatiques des territoires ultra-marins, Frédéric Mortier a axé son intervention sur les risques naturels et la biodiversité. Après avoir rappelé que 80% de la biodiversité nationale se situe dans les Outre-mer avec un taux d’endémisme très fort, il a insisté sur la vulnérabilité de ces territoires face aux aléas naturels et aux pressions anthropiques, notamment sur les littoraux. Pour y répondre, « une approche globale à l’échelle du territoire et des principaux enjeux est indispensable : écologie, économie et social sont indissociables. Il faut créer des liens et des interfaces là où l’approche sectorielle domine. »

Nikolaus Schultze est intervenu sur le projet en cours de conception de Conservation International en Nouvelle-Calédonie. Ce projet situé sur le site de la Coulée en province Sud dans la commune de Mont Dore devrait intégrer le programme Nature 2050 d’ici la fin de l’année. Il a souligné la dynamique partenariale du projet qui fait face à deux enjeux principaux : l’alimentation en eau potable de la région et les départs et la propagation des incendies.

Ces témoignages font écho au souhait et à la dynamique du programme Nature 2050 de s’investir dans de nouveaux projets dans les Outre-mer.

Frédéric Mortier, délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer et ancien directeur du parc national amazonien de Guyane © CDC Biodiversité

Frédéric Mortier, délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer et ancien directeur du parc national amazonien de Guyane © CDC Biodiversité

Nikolaus Schultze, de Conservation International, a présenté le premier projet Nature 2050 en Outre-mer. © CDC Biodiversité

Nikolaus Schultze, de Conservation International, a présenté le premier projet Nature 2050 en Outre-mer. © CDC Biodiversité

© CDC Biodiversité

© CDC Biodiversité

À son tour, Laurent Monnet maire-adjoint de Saint-Denis Transformation écologique, Nature en Ville et Démocratie Alimentaire et conseiller territorial de Plaine Commune Nature en Ville, Économie circulaire et Projet Alimentaire Territorial, est intervenu pour présenter 3 projets portés par Nature 2050 et la Métropole du Grand Paris et faire état du retour de la nature en ville qu’ils ont permis.

Parmi ces projets, le parc Marcel Cachin et le Square de biodiversité Aimé Césaire.

Nature 2050 au sein de la ville : ramener le vivant au plus proche des habitants

INTERVENANTS

Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris
Olivier Wigniolle, directeur général d’Icade
Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe ADP
Michel Valache, Membre de la CCI Île-de-France et président de la Commission de développement économique

Lors de la table ronde sur l’adaptation des villes au changement climatique avec un zoom sur la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier a témoigné des « pistes qui nous sont apparues accessibles dans le programme Nature 2050 pour répondre à un pari qu’il nous semblait impossible de relever en 2016 : ramener de la nature dans une ville hyper-urbanisée. C’est ce qui nous a encouragé à nous engager bien volontiers. Au niveau de la Métropole, c’est devenu très enthousiasmant. »

Olivier Wigniolle a rebondi en affirmant qu’en effet, « quand on est promoteur immobilier, on a conscience que notre activité peut endommager la biodiversité. Ce qui nous a plus avec Nature 2050, c’est la simplicité de la logique que nous avons établie : pour 1m² que nous urbanisons, nous finançons 1m² de biodiversité positive. C’est très simple à comprendre pour les clients, les propriétaires, les locataires. L’engagement pour la restauration de la biodiversité plaît beaucoup, et les collaborateurs sont vite convaincus quand ils voient la beauté et le concret des projets qui sont portés derrière. »

De gauche à droite, Antoine Cadi, Edward Arkwright, Patrick Ollier, Olivier Wigniolle et Michel Valache © CDC Biodiversité

De gauche à droite, Antoine Cadi, Edward Arkwright, Patrick Ollier, Olivier Wigniolle et Michel Valache © CDC Biodiversité

Pour Edward Arkwright, « il est naturel de rejoindre Nature 2050 et nous sommes heureux d’avoir contribué au projet des 4000 arbres de Villeneuve le Roi. Nous nous réjouissons de pouvoir poursuivre cet engagement auprès de Nature 2050. »

Enfin pour Michel Valache, « Il ne faut pas que s’entrechoquent le milieu économique et les besoins socio-environnementaux ; il ne devrait pas y avoir de débat à ce sujet. Nous sommes pour veiller à une cohérence dans la gestion de l’économie locale et anticiper les schémas urbains. Ce n’est qu’à ce prix qu’on peut modifier l’économie du système dans le bon sens. »

Les dynamiques partenariales, un des piliers des Solutions fondées sur la Nature

INTERVENANTS

Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement
Clotilde Charaix, responsable environnement, Transdev groupe
Régis Dick, directeur du Conservatoire d’espaces naturels de Savoie
Claire Visentini, responsable du pôle Stratégie durable et évaluation, département des finances, Banque des territoires

Lors de cette dernière table ronde, dédiée aux dynamiques partenariales nécessaires pour déployer les solutions fondées sur la nature, Christine Juste a témoigné du caractère inclusif des acteurs du projets, de la collectivité territoriale au citoyen en passant par l’entreprise et les associations, sur le territoire : « la nature en ville est un merveilleux levier pour ‘recoudre’ la ville, y ramener de la démocratie. Le projet Paysan Urbain, le 42ème projet Nature 2050 – signé lors du Congrès mondial de la nature en septembre – fait preuve d’une dynamique sociale très importante, qui amène des co-bénéfices au-delà de la biodiversité et du climat. »

Clotilde Charaix a pu rebondir sur l’ancrage territorial fort de Nature 2050 : « Transdev s’est engagé en 2016 aux côtés de Nature 2050 et nous avons très bien fait. C’est un engagement que nous sommes très fiers de porter et en totale cohérence avec notre raison d’être, qui est d’accompagner les citoyens dans leur mobilité du quotidien de façon efficace, innovante et au service du bien commun. Transdev a signé une nouvelle convention de partenariat avec Nature 2050, sur tout le territoire français en 2021, car la question de la préservation des écosystèmes est centrale chez tous nos clients. »

Régis Dick est revenu sur la dynamique partenariale importante du projet de la Tourbière du Plan de l’Eau : « tous ces partenaires interagissent nécessairement, et c’est aujourd’hui une vraie dynamique territoriale qui s’est mise en place autour de ce projet. » Il a aussi témoigné du rôle de Nature 2050 : « Nature 2050 nous a poussé à aller plus loin dans le suivi et l’évaluation. Les attentes du programme nous ont forcé à mettre en place des indicateurs nécessaires au suivi et à l’évaluation jusqu’en 2050. »

Claire Visentini a conclu la table ronde en revenant sur les avantages du partenariat selon la Banque des Territoires : « un des piliers de notre feuille de route biodiversité est le partenariat et la structuration d’écosystèmes. Ce pilier est fondamental car il nous oblige à l’action mais surtout aux résultats dans nos projets. C’est pourquoi la Banque des Territoires est heureuse d’accompagner Nature 2050 depuis ses débuts et de renouveler son soutien au programme pour la période 2021-2025. »

De gauche à droite, Antoine Cadi, Christine Juste, Régis Dick, Clotilde Charaix et Claire Visentini © CDC Biodiversité

De gauche à droite, Antoine Cadi, Christine Juste, Régis Dick, Clotilde Charaix et Claire Visentini    © CDC Biodiversité

Pour clôturer cet événement, Virginie Chapron du Jeu, directrice des finances de la Caisse des Dépôts, a félicité CDC Biodiversité, Nature 2050 ainsi que tous leurs partenaires pour le chemin parcouru jusqu’à présent. Elle a salué la démarche positive et les engagements qui ont été tenus, témoignant de socles très solides pour la conservation de la biodiversité.

Et pour fêter dignement cet anniversaire, elle a formulé le souhait que dans 5 ans, quand Nature 2050 fêtera ses 10 ans d’existence, ses projets soient démultipliés.

Virginie Chapron du Jeu a conclu cet après-midi d’échanges © CDC Biodiversité

Virginie Chapron du Jeu a conclu cet après-midi d’échanges © CDC Biodiversité

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