Nature 2050 | L’hydrologie régénérative au cœur du village de Colomieu
Johan Reboul et Maryse Perrier-Borgey © Fonds Nature 2050

Le projet de la Commune de Colomieu est lauréat de l’édition 2023-2024 de l’appel à projets « Fonds MAIF pour le vivant – Nature 2050 » pour son approche globale à l’échelle du village visant à renforcer la résilience hydrologique du territoire. En ce mois de juin, il bénéficie d’un coup de projecteur grâce à Johan Reboul, alias « Le Jeune Engagé », qui est venu découvrir le projet.

L’Agnin et la plaine de Bondar © Fonds Nature 2050

Au cœur de la région montagneuse du Bugey, dans l’Ain (01), se trouve le village de Colomieu. La commune y porte un projet de restauration écologique ambitieux, mettant en œuvre des solutions fondées sur la nature basées sur les principes de l’hydrologie régénérative. Le projet de la Commune de Colomieu est le sixième projet lauréat à bénéficier d’un reportage du Jeune Engagé, dans le cadre de son partenariat avec MAIF.

En présence des équipes MAIF et du Fonds Nature 2050, Maryse Perrier-Borgey et Gilles Borgey, maire de Colomieu, ont présenté les actions visant à ralentir, répartir et infiltrer l’eau dans le village.

Plantation de haie dans la plaine de Bondar © Fonds Nature 2050

Colomieu face aux risques de sécheresse et d’inondation

A la suite du remembrement agricole, le village a vu disparaître son paysage bocager et le ruisseau de l’Agnin a été déplacé et canalisé, entraînant une perte importante de biodiversité. Etant également sujette aux risques d’inondation et d’assèchement des sols avec un cœur de ville minéralisé, la commune a souhaité répondre aux problématiques locales de ruissellement, d’imperméabilisation, de déficit d’infiltration et de surchauffe du territoire dans un contexte de changement climatique. Colomieu compte seulement 160 habitants, mais porte un projet des plus ambitieux.

Une approche intégrée à l’échelle du village

Du cœur du village jusqu’au ruisseau de l’Agnin, plusieurs actions concrètes ont été menées pour restaurer le cycle naturel de l’eau :

  • Désimperméabilisation et végétalisation de la Place aux Boules 
  • Mise en place de noues et d’un jardin de pluie au cœur du village
  • Réhabilitation de la zone humide du village afin de renforcer les continuités écologiques existantes
  • Plantations de haies dans la plaine de Bondar (460 arbustes)
  • Installation des premières structures low-tech en bois sur l’Agnin, dont des ouvrages castor mimétiques
  • Création de mares et de fossés à redents favorisant l’infiltration de l’eau
  • Installation de baissières pour lutter contre le ruissellement
Gilles Borgey sur les bords de l'Agnin © Fonds Nature 2050

Gilles Borgey sur les bords de l’Agnin

Réhabilitation de la zone humide du village © Fonds Nature 2050

Réhabilitation de la zone humide du village

Structure en bois low-tech sur l’Agnin © Fonds Nature 2050

Des actions collectives et innovantes

Le projet allie à la fois aménagements urbains et restauration de milieux naturels afin de répondre à des objectifs multiples : retenir l’eau dans les sols, ralentir les écoulements, favoriser l’infiltration vers les nappes, limiter le ruissellement et renforcer la biodiversité locale. Il fédère une multitude d’acteurs, notamment par les chantiers participatifs ayant permis l’installation des premiers ouvrages castor-mimétiques.

De nombreux acteurs sont associés au projet, qui a vocation à inspirer d’autres communes aux alentours dans une dynamique d’essaimage.

Le projet est intégré au programme Nature 2050, ce qui lui apporte un accompagnement sur le long terme et permettra de suivre l’évolution des travaux, notamment grâce aux suivis réalisés par l’association Pour une hydrologie régénérative (PUHR) ou encore l’association Ainstants Nature.

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