Forêt cévenole

ADAPTATION D’UNE FORET DE MONTAGNE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Cévennes (30, 48)

Nature 2050 - Forêt cévenole ©J. Bourrely
Transitions agricole et forestière

Surface d’intervention
Nature 2050

230 000 m²

CONTEXTE

La châtaigneraie cévenole, peuplement emblématique et historique du territoire, s’étend sur plus de 30 000 ha dans les départements du Gard (30) et de la Lozère (48).

Cette forêt se trouve actuellement dans un état de dépérissement très important. Le massif est en effet confronté à de nouvelles évolutions, notamment d’ordre climatique comme l’augmentation de la température et des périodes de sécheresse. Ces bouleversements accentuent son dépérissement.

Une étude de l’état sanitaire des châtaigniers forestiers dans le massif cévenol a fait acte d’un constat alarmant, notamment plus de la moitié des arbres étudiés sont des châtaigniers morts ou présentant un déficit foliaire de plus de 50 % (CRPF-CNPF, 2014).

Plusieurs éléments peuvent expliquer ce phénomène, notamment la pratique de la monoculture de châtaigner et la faible diversité d’essences du massif. Celles-ci réduisent sa résilience et ne favorisent pas son adaptation aux changements en cours et à venir. Le maintien des paysages cévenols vivants et attractifs est devenu un enjeu territorial de première importance.

Cinq sites appartenant à cinq propriétaires forestiers privés ont été sélectionnés suivant des critères géographiques (altitude, exposition…), afin de mettre en place de nouveaux protocoles de gestion et de servir de territoire d’étude pour la recherche sur le changement climatique (essais d’essences, gestion de l’eau…).

objectifs

Les sites pilotes permettront d’améliorer la connaissance sur l’adaptation du massif forestier cévenol au changement climatique, et de développer des méthodes reproductibles sur l’ensemble de ce territoire, dans un objectif d’adaptation et de résilience à plus grande échelle.

Pour la biodiversité

  • Diversifier les essences forestières du boisement pour augmenter la résilience et accueillir plus d’espèces

Pour le climat

  • Choisir des essences et des itinéraires techniques compatibles avec le scénario d’augmentation de la température +2°C
  • Améliorer les fonctions de séquestration du carbone
  • Expérimenter des techniques innovantes visant à réduire le ruissellement et le risque inondation

    Pour le territoire

    • Dynamiser l’activité sylvicole
    • Assurer la pérennité des paysages

      Actions et moyens mis en œuvre

      PROGRAMME D’ACTIONS

      • Choix des essences
      • Mise en place d’un protocole expérimental
      • Définition des projets de plantation
      • Travaux de préparation du sol
      • Plantations
      • Dégagements
      • Suivi scientifique de l’évolution de la biodiversité, de la croissance des arbres et de la séquestration du carbone

      CALENDRIER 2017-2050

      2016  État des lieux
      2017-2018  Travaux
      2018-2050  Suivi

      Avancement du projet

      RÉALISATIONS EN 2021

      • Achèvement des travaux du 5ème et dernier site sur la propriété Ruas (commune de Saumane) : plantation de 4 050 plants de 10 essences différentes sur 4,5 ha.
      • Regarnis sur la Forêt Futée au Collet de Dèze et sur le projet de Jean‐Claude Combemale (167 érables planes, 27 douglas, 27 cormiers).

      FAITS MARQUANTS 2021

      • En lien avec le CNPF, rédaction d’une fiche REX dans le cadre de la publication d’un recueil d’initiatives visant à adapter les territoires au changement climatique (CROCC) par le Réseau d’expertise sur les changements climatiques en Occitanie (RECO).

      SUIVI DES INDICATEURS 2021

      • Année 2 du suivi dendrométrique : le suivi porte sur 1 839 arbres plantés, appartenant à 14 essences différentes.
      • Après deux saisons de végétation : 1 497 arbres sont encore vivants, soit un taux de 81,4% : 48% pour le Cormier (St-Martin de Lansuscle), et jusqu’à 99% pour l’Alisier Blanc (Collet de Dèze). Amélioration par rapport à 2020, où la variabilité était comprise entre 20 et 99%.
      • Hauteur moyenne des plants : environ 74 cm (54,5 cm l’an passé) avec une variabilité de 22 cm à 1,68 m.
      • Pression des ongulés : 30% des plants vivants présentent des traces d’abroutissement (niveau stable grâce aux regarnis).
      • Vigilance sur l’efficacité des protections en canisses de roseaux (coût important, pose difficile).
      • Réalisation de relevés Indice de Biodiversité Potentielle (IBP) : augmentation du score IBP à venir avec l’augmentation de la maturité du boisement.

      porteur de projet

      partenaires

      • CRPF Occitanie
      • Coopérative La Forêt Privée Lozérienne et Gardoise
      • 5 propriétaires forestiers

      GALERIE PHOTO

      témoignage

      Jeannine Bourrely

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